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Les bonnes résolutions… ou pas!


Tout a commencé alors que je m’apprêtais à rédiger un article sur ces fameuses bonnes résolutions que l’on prend en début d’année. C’est de saison et c’est le moment d’en parler. Ne trouvant pas trop l’inspiration, j’ai commencé à réfléchir au comment du pourquoi (je fais ça – trop – souvent) et le résultat s’est finalement avéré bien différent de ce qui était prévu au départ. L’article est devenu une lettre à la petite fille que j’étais, il y a très longtemps (dans une galaxie très lointaine).

Je vous la livre ici, simplement parce qu’elle démontre bien la philosophie de Happy Us!: surpasser les énergies négatives et les utiliser comme moteurs positifs pour nous propulser dans la réalisation de projets porteurs ou tout simplement de bien-être. Je vous conseille fortement cette petite introspection et de vous lancer aussi dans la rédaction d’une telle lettre, en étant bienveillant à votre égard évidemment, l’effet bénéfique s’en fera ressentir tout de suite!

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Lettre à la petite fille que j’étais

 

Comme de coutume, la nouvelle année est synonyme de bonnes résolutions. Avec les souhaits de bonne année et bonne santé, de nombreuses amies m’ont fait part de leurs résolutions ou des défis qu’elles voulaient relever cette année. Certaines les avaient même mûrement réfléchis alors qu’on était toujours en décembre. Les premiers jours de 2017 ont commencé à passer… et en ce qui me concerne, toujours aucune résolution en vue. Du coup, je me sentais un peu à la traîne, voire démotivée. Bien sûr, les classiques « faire plus de sport » ou « boire au moins 1,5l d’eau par jour » me sont passés par la tête. Mais cela n’avait rien à voir avec les résolutions fort louables et ambitieuses de ma joyeuse bande de copines, et puis ce sont des résolutions que je reprends tous les lundis matins!

Je me suis rendu compte qu’en fait, j’étais prise par une sorte de nostalgie. Cette nostalgie est bien typique en début d’année, au milieu de l’obscurité hivernale et du froid qui nous pique tous les matins au saut du lit. Mais ne sachant pas trop d’où elle venait, j’ai fini par comprendre en observant, avec un sourire béat, ma fille de deux ans jouer avec son grand frère. C’était limpide: ma fille me rappelle toi, celle que j’étais il y a… de nombreuses années! Ma nostalgie n’avait rien à voir avec le blues saisonnier, mais avec une cassure bien plus profonde: tu me manques.

Je ne vais évidemment pas t’étaler ici tous les mécanismes psychologiques et les événements qui ont fait que cette petite fille qui s’est endormie au plus profond de moi pour faire place à une femme qu’on pourrait aisément qualifier de « gentille », se réveille aujourd’hui. Et puis l’histoire, tu la connais!

Tu rêvais, entre autres, de devenir danseuse de claquettes, comédienne, écrivain, princesse, magicienne, danseuse de jazz, archéologue, avocate, interprète, de jouer du violon et dans des comédies musicales, de combattre l’Empire aux côtés des rebelles, de parcourir un royaume sur le dos d’un dragon blanc à tête de chien, de porter la robe de Cendrillon ou de trouver le trésor de Willy le Borgne avec ta bande de copains.

Le fait est que tu étais une petite fille pleine de vie, dynamique (un peu trop sans doute), pas toujours sage, à l’imagination débordante, souvent insolente, qui ne se laissait jamais faire et n’hésitait pas à faire valoir son point de vue. On disait à l’époque que tu avais un sale caractère, mais aujourd’hui je te dis que tu avais simplement du caractère. Ou des « management skills », comme je l’ai lu sur une publication d’une de mes comparses sur un réseau social. C’est drôle, mais tellement vrai!

Si tu savais comme ma fille te ressemble. Au départ c’était effrayant, mais aujourd’hui je trouve ça plutôt galvanisant. Je dois être un exemple pour elle, tu vois. Et même si des fois elle me fatigue et me mène la vie dure (je pense qu’elle est encore plus têtue que toi), je ne veux surtout pas éteindre cette flamme qui l’anime et qui pour toi n’est plus qu’une petite lueur.

Alors pour raviver ta flamme et entretenir celle de ma fille, ma résolution cette année sera en fait une promesse. Je te promets de réaliser au moins un de tes rêves, de penser à toi plus souvent, de te consulter au moment de prendre des décisions importantes, mais surtout, surtout, de me rappeler qui tu étais et de redevenir un peu plus comme toi. Comme moi. Pour nous. Pour elle.

A bientôt.

Elisa
About me

Elisa, Gourmande impénitente, passionnée de cuisine, de pâtisserie et de cake design. Je me suis perdue quelque part entre les embouteillages, l’école, la crèche, le boulot, les lessives, les bains et la vaisselle… Ce tourbillon quotidien où l’on a plus l’impression de courir derrière le temps que de se consacrer à soi et aux siens. Idéaliste dans l’âme, un constat me taraude depuis un moment: peu de personnes ont la chance de faire de leur passion un métier. Comme je ne fais pas (encore J) partie de ces élus, j’ai décidé de donner plus de place à mes passions, à ma petite échelle. Toujours à la recherche de recettes ou en train d’imaginer des menus, j’aime tester et créer et bien sûr partager… les plaisirs culinaires ne sont pas faits pour être solitaires (quoique…)

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