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Le bonheur, ça s’achète où?


Le 20 mars c’est la journée du bonheur. Il y a forcément une journée pour tout mais chez Happy Us ! on ne pouvait que se pencher sur celle-ci plus qu’une autre.

Qu’est-ce que le bonheur ?

Ah le bonheur ! Idéal si complexe à élucider et dont tant de personnes s’en disent les expertes aujourd’hui.

Incontournables, les marchands de bonheur sont aux quatre coins du net. Vantant les mérites de la dernière tendance à la mode ou de l’expérience personnelle qui les a transcendés, ils nous vendent les clefs d’un paradis accessible contre la modique somme de quelques centaines d’euros en cours, livres et stages divers.

On nous vend le bonheur sous plusieurs formes. On sera plus heureux avec un plus beau corps, une meilleure alimentation, en voyageant plus, en acquérant des produits de luxe, plus d’objets, de vêtements, etc.

Par moment je me sens envahie par tous ces marchands de bonheur ambulants. Leur présence parfois excessive sur la toile les rends aussi envahissants que les vendeurs à la sauvette dans les rues de Marrakech.

Je comprends parfaitement leur envie de m’alpaguer et de me convaincre que leur solution est la meilleure, mais je veux aussi pouvoir savourer mon mal-être en paix. Pouvoir flâner le long de ses hauts et ses bas sans culpabiliser de ne pas encore aller bien ou mieux.

 

« J’veux juste aller mal

Y a pas de mal à ça

Traîner, manger que dalle

Écouter Barbara

Peut-être qu’il reviendra »

– Camélia Jordana

 

La dictature du bonheur est en marche! Il faut être heureux à tout prix! Se sentir juste bien ne suffit plus, il faut être au top de sa forme! Il faut en vouloir plus, aspirer à plus.

Contrairement à Diderot, je ne pense pas que mon seul devoir soit d’être heureuse. Je pense qu’il est de savoir apprécier le bonheur quand il se présente. Et pour cela, encore faut-il le reconnaître.

Dans le film d’animation de Pixar « Vice-Versa » nous apprenons que (attention spoiler si vous ne l’avez pas encore vu…!) la joie et la tristesse sont indissociables, et que la première est ressentie car la deuxième existe.

Je ne dis pas qu’il faut connaître la peine pour être heureux. Ce serait paradoxal et un peu masochiste… Je pense que lorsque que l’on ressent une absence de bonheur, on est plus à même de le reconnaître et de l’apprécier quand on en reçoit.

La première étape vers le bonheur est donc d’accepter quand quelque chose ne va pas et d’écouter notre être.

Car oui, le bonheur est purement personnel.

Pour certains c’est de faire des trekkings méditatifs au fin fond de l’Ardèche, pour d’autres c’est un barbecue entre copains sur la terrasse de leur deux-pièces. Pour mon amie Aurélie, le bonheur est dans toutes les petites joies du quotidien, les petites étincelles de bien-être ou de sérénité qui peuvent ponctuer sa journée. Pour moi, il est dans le don de soi. Aujourd’hui nous manquons tous tellement de temps, que ma capsule de bonheur est de pouvoir passer un moment exclusif, et donc privilégié, avec quelqu’un que j’aime ou de pouvoir aider quelqu’un dans le besoin.


La recherche du bonheur, c’est génétique ?

Nous sommes conditionnés à croire que le bonheur est difficile à atteindre car nous sommes génétiquement programmés pour penser que le bonheur est ailleurs.

Dans son essai « L’Homme peut-il accéder à une société harmonieuse ? Un essai sur l’évolution du comportement », Raymond Pictet nous explique que la migration est un phénomène biologique qui survient lorsque nous ne trouvons plus en suffisance ce qui nous est nécessaire pour couvrir nos besoins. Notre comportement adaptatif est de chercher un territoire plus approprié à ce que nous recherchons. Qui n’a pas rêvé d’un ailleurs lointain, idéalement au soleil, où la vie serait plus douce et nos problèmes inexistants ? Vous pensiez que c’était le fruit de votre imagination ? Ce n’est qu’une réaction naturelle de notre corps face au manque de l’essentiel.

« D’où venons-nous?

Où allons-nous?

J’ignore de le savoir

Mais ce que je n’ignore pas de le savoir

C’est que le bonheur

Est à deux doigts de tes pieds »

– Et vice et versa; Les Inconnus

Je ne dis pas qu’il ne faut pas se faire accompagner. A bien des égards, un accompagnement professionnel peut être un très bon point de départ mais le cheminement est intérieur. Personne n’a de solution miracle. Nous avons tellement été conditionnés par notre éducation, nos expériences de vie, l’environnement social dans lequel nous avons évolué, que notre bien-être dépendra d’un reconditionnement de l’esprit et du corps. Exit les mauvaises habitudes et ouvrons les bras à la nouveauté, à l’émerveillement, et ayons un regard neuf et tolérant sur nous.

Aimons-nous, ménageons-nous, pardonnons-nous.

Comment mesure-t-on le bonheur ?

L’ONU a décidé en 2012 de proclamer le 20 mars comme la Journée Internationale du Bonheur car « L’Organisation reconnait ainsi que le bonheur et le bien-être sont non seulement des aspirations universelles mais qu’ils devraient être pris en compte dans les objectifs politiques. »

En préparation à cette journée, l’ONU publie chaque année un rapport dont les résultats mesurent le bonheur dans 156 pays. Ce rapport se base notamment sur diverses données telles que le PIB par habitant, les aides sociales, l’espérance de vie en bonne santé, la liberté des choix de vie, la générosité, la corruption.

Mais comme tout sentiment, être heureux c’est d’abord une expérience subjective, qui ne survient pas forcément là où l’on s’y attendrait. Donc personne ne peut nous vendre du bonheur (ni le mesurer pour nous) car il ne dépend que de nous et de la perception que nous avons de notre vie.

« On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
– Antoine de Saint Exupéry

Je vais conclure en vous invitant à visionner la délectable chronique de Nicole Ferroni sur le bonheur où elle nous rappelle que « chacun doit trouver son propre chemin vers le bonheur », et que trouver le bonheur est d’abord une affaire de courage car « il faut se risquer à être heureux. Le bonheur ça ne se trouve pas, ça se fabrique »

 

A vos outils !

Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Partagez avec nous dans les commentaires votre vision du bonheur.

 

 

 

 

 

 

Sources :

Image d’illustration: Sac Seeker of Happiness de seekerofhappiness sur Etsy:
https://www.etsy.com/be-fr/listing/110699162/chercheur-de-bonheur-sac-fourre-tout-en?ref=shop_home_feat_1

https://books.google.be/books?id=qFKPBQAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

http://citizenpost.fr/2016/03/se-portent-pays-de-lue-classement-mondial-bonheur/

http://worldhappiness.report/ed/2016/

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Bonheur/Articles-et-Dossiers/Savoir-ce-qui-nous-rend-vraiment-heureux/C-est-quoi-le-bonheur

https://youtu.be/gFZzuCpHeFw

 

Salima
About me

Salima, presque 40 ans (encore une année de répit…), rêveuse chronique. Dans la vraie vie je fais de la comm’ dans un bureau. Dans ma vie à moi j’ai repris des études de nutrition. Cuisiner et manger sont des passions que je cultive avec amour, et la cuisine santé est devenue mon dada après avoir été diagnostiquée d’une candidose chronique en 2012. Mon truc c’est de réussir à faire manger à ma famille des repas sains et gourmands à la fois et de transmettre aux enfants un véritable savoir alimentaire. Mon objectif, faire que tous les enfants aient une véritable connaissance de l’alimentation afin de leur permettre de faire les meilleurs choix par eux-mêmes et que la nourriture soit ce qu’elle doit être : le carburant d’une vie saine.

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